Agenda 21

Depuis maintenant une bonne dizaine d’années, on sait de manière certaine que l’action de l’homme a eu, et aura un impact de plus en plus considérable sur la vie de notre planète, son climat, la vie même des différentes espèces du vivant, dont nous sommes.

Qu’est-ce que l’Agenda 21 ?

Les grandes messes mondiales sur ce thème ne manquent pas, et on a souvent tendance à penser qu’elles ne débouchent jamais sur rien sur le plan concret. Avec l’Agenda 21, comme avec le « Grenelle » de l’Environnement, il faut bien constater exactement le contraire, car l’humanité semble avoir enfin compris qu’il est temps d’agir, chacun à son niveau. C’est ainsi que les Collectivités locales, et notamment les grandes villes, élaborent peu à peu leurs propres Agendas 21.

La genèse de l’Agenda 21
Il faut comprendre par « Agenda 21 » un programme concret de diagnostic et d’actions (c’est le sens du terme « agenda » en anglais) mis en œuvre dans le but de favoriser, au niveau mondial, à la fois la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, la production de biens et de services dans un esprit de développement durable de la planète. La protection de ce que nous appelons « l’environnement » est donc largement au cœur du sujet. Le nombre 21 quant à lui désigne notre siècle, qui doit être un tournant radical dans le changement de nos comportements de citoyens.

Ce programme général dit « Agenda 21 » a été élaboré lors du « Sommet de la Terre », qui s’est tenu en 1992 à Rio de Janeiro et a été signé par la quasi-totalité des pays du monde : 173 au total. Chacun des états signataires s’est engagé à réfléchir aux moyens et à la mise en œuvre pratique de l’Agenda 21 et en particulier à le décliner au niveau local, afin de rendre ses effets plus concrets.

La France et l’Europe
Tous les pays de l’Union Européenne ont signé le protocole de Rio et peu à peu, on a vu se mettre en place des cadres législatifs dans le but de favoriser son application.

Moins de deux ans après la signature du programme planétaire, l’Europe a commencé à structurer la démarche lors de la Conférence D’Aalborg en 1994, puis lors de la conférence de Lisbonne en 1996, qui a ouvert aussi ses portes à des ville hors Union Européenne.

En France, la première loi qui a défini les contours d’un agenda 21 date de 1999 et est connue sous le nom de « Loi Voynet ». Il s’agit d’un premier signal fort adressé aux collectivités territoriales, qui sont déjà désignées à l’origine comme les pivots et les maîtres d’œuvre de ce grand projet.

Puis la LOA (Loi d’Orientation Agricole) également en 1999, la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) en 2000 et la loi Démocratie de Proximité (2002) ont complété peu à peu le dispositif. Chacune de ces lois propose aux collectivités locales maîtres d'ouvrage des outils qui favorisent, au plan local, une politique de développement durable dans le sens des orientations de Rio de 1992.

Mais la construction d’un tel programme est d’une grande complexité et doit impérativement être accompagnée à la fois d’un dialogue et de réévaluations afin de tenir le meilleur de ses promesses. C’est ainsi que la France, en 2003, a déterminé les moyens de parvenir à la mise en place de 500 agendas 21 en cinq ans. En 2006, une circulaire a fait parvenir aux préfets un cadre de référence pour la construction des agendas 21 territoriaux et locaux.

Fonctionnement d’un Agenda 21 territorial

Un agenda 21 territorial est un projet qui implique nécessairement tous les acteurs de la vie locale, que sont les habitants, les entreprises, les associations, les administrations… Et bien entendu, en tant que maître d’œuvre général, le Maire s’il s’agit d’une commune.

La démarche se fait en partant d’un état des lieux, issu d’une large concertation avec toutes les parties concernées. De ce point de départ, qui retrace les qualités et défauts de l’existant vis-à-vis des objectifs généraux du programme, sont élaborées les grandes lignes qui doivent guider le développement durable du territoire concerné. Et de là, toujours en concertation avec les acteurs territoriaux, des démarches concrètes sont élaborées. C’est alors que le plan lui-même peut être fixé, le maire ayant en charge de promouvoir la réglementation permettant de parvenir à sa réalisation.
Tous les domaines de la vie locale sont concernés par l’agenda 21. Si, dans une région assez rurale, les pratiques culturales sont largement mises en avant, ce ne doit pas être au détriment des autres axes politiques de développement durable (transports, énergie, habitat, emploi etc.) En ville, compte tenu de la densité de la population et des activités économiques (services et industrie), les principaux axes de développement durables seront centrés, outre la lutte contre l’exclusion, sur la construction et la rénovation de l’habitat et des bâtiments d’activités, l’énergie, la circulation, la collecte et le traitement raisonné des déchets… sans oublier les espaces verts, les installations scolaires et sportives etc.

Le plan local est donc la cheville ouvrière de la mise en œuvre de l’agenda 21.
Au final, ce n’est que par la juxtaposition d’un maximum de ces programmes à l’intérieur d’un cadre prédéfini au plan national, que les états signataires de la déclaration de Rio pourront parvenir – avec le concours individuel des habitants de la planète – à inverser la tendance néfaste d’un développement humain incontrôlé tel que nous l’avons connu jusqu’à ce jour.
Pour en savoir plus sur l’Agenda 21, son historique détaillé sur le plan mondial et en Europe, ainsi que sur les grands chapitres de son contenu, on pourra se référer à l’article de Wikipédia en français sur ce thème.

Pour avoir un panorama très complet de la mise en oeuvre des Agendas 21 territoriaux en France, le site du Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables propose notamment une page consacrée aux agendas 21 locaux et bien d’autres développements sur ces sujets à la fois complexes, passionnants et vitaux pour nous tous.
On trouvera par exemple un article sur les « Villes durables Européennes ». Vous visiterez enfin avec beaucoup d’intérêt le site de l’association Good Planet de Yann Arthus-Bertrand : http://www.goodplanet.org

L’Agenda 21 de la ville de Clichy

La ville de Clichy a intégré le développement durable dans ses politiques et ses activités depuis plusieurs années. Pour renforcer cette démarche et la rendre encore plus efficace, la Municipalité s’est engagée à élaborer un Agenda 21 local suite à la décision unanime du Conseil Municipal, le 22 avril 2007.

Mettre en oeuvre un Agenda 21 nécessite un engagement fort des agents municipaux car le développement durable incite à conduire des projets transversaux et des méthodes de travail éco-responsables. L’Agenda 21 de la ville prend en compte les diagnostics techniques et les études préliminaires réalisés en interne et propose un premier Programme d’actions qui évoluera au fil du temps en fonction des besoins de la ville et en cohérence avec la politique menée par les partenaires départementaux, régionaux, voire nationaux. L’Agenda 21 de la ville de Clichy s’inscrit dans la continuité d’un certain nombre d’actions déjà engagées par la Municipalité. Les actions nouvelles qui le composent s’inspirent des nombreuses propositions des Clichois ayant participé aux réunions de concertation. Il fixe des objectifs à atteindre pour progresser dans une démarche locale de développement durable, à l’échelle du territoire communal et en solidarité avec d’autres villes. Le programme d’actions proposées se construit autour de 8 grandes orientations, déclinées en 105 actions. Les actions sont présentées sous une forme synthétique : les fiches-action de l’Agenda 21.

Ces fiches ont été élaborées conjointement par les services et les citoyens. Elles précisent de manière transparente les objectifs à atteindre, le déroulement de l’action, les outils à mettre en oeuvre, les partenaires, l’échéancier détaillé ainsi que les indicateurs d’évaluation propres à chaque action qui permettront d’en assurer le suivi annuellement. Tous ces éléments doivent permettre d’inscrire les projets de la ville dans une stratégie d’amélioration continue. Une politique d’évaluation se fera sur les huit orientations stratégiques et va permettre de vérifier si la politique menée atteindra les objectifs fixes.
Ce programme d’actions a comme objectif de rendre la ville de Clichy plus solidaire pour améliorer l’environnement et garantir un développement économique respectueux des ressources écologiques et sociales.

Les grandes orientations de L’Agenda 21

  • Exemplarité de la collectivité locale
  • Gestion raisonnée des ressources naturelles et déchets
  • Aménagement du territoire – Maîtrise de la consommation
  • Développement social et culturel, équitable et solidaire
  • Modification des modes de consommation et de production
  • Développement de transports propres et d’une mobilité durable
  • Solidarité internationale et coopération décentralisée
  • Démocratie locale participative