Plan local Haute Qualité Environnementale (HQE)

Dans le cadre de la mise en place d'une politique plus respectueuse de l'environnement et plus économe, les services techniques de la Ville se mobilisent autour de projets de Développement durable.

Origine de la démarche HQE

HQE signifie « Haute Qualité Environnementale » des bâtiments. Ce n’est pas une norme mais une démarche volontaire édictée par l’Association HQE, qui compte la faire labelliser par la création de certifications officielles. Aujourd’hui critiquée par l’Ordre National des Architectes pour son caractère trop restrictif, la démarche HQE présente aujourd’hui l’avantage d’exister et de guider bon nombre de constructeurs et d’élus dans les choix environnementaux lés à la construction et à la rénovation de bâtiments voire de quartiers.

Dans le sillage du Sommet de la Terre qui s’est tenu à Rio de Janeiro en 1992, ont émergé au premier titre le programme dit « Agenda 21 », charte de bonne conduite opérationnelle pour tenter de sauver notre planète au cours du 21ème siècle.
De ce sommet de Rio, de nombreuses initiatives sont nées en parallèle ou en complément de ce programme global pour la Terre. Parmi les activités et les objets polluants, on trouve notamment les bâtiments, car il suffit de regarder la terre « vue du ciel » pour vérifier de visu que la construction représente l’une des modifications majeures apportées par l’homme à l’environnement qui l’a vu naître il y a quelques petites centaines de milliers d’années.
Comment alors ne pas penser que les techniques et les matériaux utilisés pour la réalisation de nos villes, de nos routes et de nos usines ont un impact considérable sur le milieu où nous vivons, le milieu auquel nos enfants auront à faire face ?
Partant de cette préoccupation forte, l’« Association HQE » a élaboré une démarche sous forme de charte, déposée en tant que marque, ce qui bien entendu fait réagir certains. Car si personne ne doit être propriétaire du vivant, il peut aussi paraître illogique de déposer à l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle, qui répertorie les brevets et marques commerciales) un ensemble de recommandations labellisable dont nous serions tous financièrement redevables par le biais de la certification annoncée.
Au-delà de cette polémique (qui a quand-même conduit l’ordre national des Architectes à sortir de l’Association HQE), voyons ce qu’est exactement la démarche et ce qu’elle implique.

Maîtrise de l'énergie

Quelques gestes simples

  • Éteindre don ordinateur en quittant son bureau
  • Éteindre la lumière en sortant d'une pièce
  • Débrancher les chargeurs de téléphones portables
  • Ne pas laisser les appareils en mode veille
  • Prendre des douches au lieu des bains
  • Ne pas gaspiller l'eau en laissant couler
  • Baisser le chauffage au lieu d'ouvrir les fenêtres

 

Le Principe général de la démarche HQE

Le Principe général
L’association HQE propose à tous les maîtres d’ouvrage du bâtiment, de l’aménagement urbain et industriel, de viser un management raisonné de la qualité environnementale globale des opérations de construction et de réhabilitation.
Il s’agit de maîtriser l’impact des bâtiments sur l’environnement, en prenant en compte à la fois la dépense et la production d’énergie ainsi que la limitation de l’émission de polluants et la production de déchets. Par conséquent, cette démarche tient compte aussi bien de l’investissement de départ (coût énergétique et impact environnemental direct et indirect de la construction) et du coût de fonctionnement du bâtiment sur la durée prévisible de son existence. La démarche va jusqu’à intégrer le coût environnemental et économique de la déconstruction du bâtiment à terme; elle est placée sous la responsabilité du maître d’ouvrage public ou privé et n’est nullement obligatoire pour l’instant. Cependant, compte tenu à la fois des exigences de plus en plus grandes des utilisateurs de bâtiments et de l’information générale de tous les publics quant à la nécessité de prendre en compte des normes environnementales sérieuses, la démarche HQE gagne beaucoup de terrain. A terme, la démarche HQE devrait intégrer, ce qu’elle ne fait pas encore, des paramètres liés à la biodiversité – principe essentiel de survie de notre écosystème mondial.

Comment ça marche ?

Comment ça fonctionne et à quoi ça s’applique ?
Si ces dernières années, « Le HQE » a été appliqué en France essentiellement à des bâtiments isolés, il commence graduellement à s’étendre progressivement à des projets urbanistiques plus conséquents, aussi bien pour l’habitat que pour les activités industrielles et tertiaires. Il est bien entendu souhaitable que cette extension d’application se prolonge et s’amplifie.

Mais de quoi est fait le HQE et comment fonctionne-t-il ?

Le HQE définit 14 « cibles » à atteindre dans des domaines très variés divisés en 4 groupes :

  • Groupe 1 : Eco construction, comprenant : a) la relation du bâtiment avec son environnement immédiat. b) le choix intégré des produits et des systèmes et procédés de construction. A noter par exemple que l’utilisation du bois, par exemple, présente les avantage suivants : moindre consommation d’énergie à la production et à la transformation, ainsi que stockage durable du CO2 que les arbres piègent dans l’atmosphère et qu’ils conservent dans le bois. c) la réalisation d’un « chantier propre » c’est-à-dire ayant un impact minimisé sur l’environnement.
  • Groupe 2 : Les 4 cibles d’éco gestion que sont : a) la gestion de l’énergie (qui vise si possible à produire autant – voir davantage – d’énergie que ce que le bâtiment va consommer, à condition toutefois que l’excédent éventuel soit pris en charge proprement) b) la gestion de l’eau c) la gestion des déchets d’activités par un circuit de recyclage propre (éventuellement producteur d’énergie) et d) la durabilité des performances environnementales du bâtiment.
  • Groupe 3 : ce groupe est consacré au confort du bâtiment à la fois pour ses utilisateurs et ses riverains. Il comporte : a) le confort hygrothermique, b) acoustique, c) visuel et d) olfactif.
  • Enfin, le groupe 4 est consacré à la santé et regroupe la qualité sanitaire : a) des espaces, b) la qualité de l’air, par la réduction drastique des émissions aériennes et c) la qualité sanitaire de l’eau, par la réduction maximale des rejets dans les espaces aquatiques.

Pour pouvoir prétendre au respect de la démarche HQE, il est nécessaire de respecter au minimum 50% des cibles énumérées et de maximaliser le respect de trois d’entre elles, c’est-à-dire de réaliser pour le bâtiment (ou la zone d’activité) la performance la plus haute connue au jour de la conception – voire de la réalisation – du bâtiment.

On voit bien  à la fois la complexité et la nécessité de respecter au minimum l’esprit et l’éthique de ce groupe de recommandations. Son utilisation est rendue possible, malgré le caractère drastique de l’ensemble, par sa flexibilité. Mais dans tous les cas, un bâtiment quel qu’il soit, un quartier ou une zone d’activité conçu sur ces « normes » concourt clairement à la protection de l’environnement et au développement durable, là est certainement l’essentiel. Dans bien des cas, un tel projet s’intégrera à la mise en place d’un agenda 21.