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Rencontre avec notre nouvelle commissaire de police

Sécurité - Publiée le 10/08/2017

Anne Le Dantec est la nouvelle commissaire de Clichy. La jeune femme de 30 ans était auparavant affectée à Levallois-Perret. Elle est, depuis le 1er juin, la patronne d’une centaine de fonctionnaires de police. Entretien.

Quels est votre parcours ?
J’ai fait Sciences-Po Aix-en-Provence et l’École nationale supérieure de police à Saint-Cyr au Mont d’Or pour passer le concours de commissaire. Je suis passée par la sureté départementale de Nantes, un service d’investigation à Paris VIIIe et depuis deux ans j’étais commissaire à Levallois-Perret.

Être commissaire, c’était votre rêve ?
Ce n’était pas une vocation. Quand j’étais jeune je voulais travailler dans la diplomatie. Après un stage, j’ai pensé que ma voie était ailleurs. Je me suis intéressée à la sécurité. C’est vrai que ce choix peut surprendre, tellement ce métier est atypique.

Quel est le rôle d’un commissaire ?
Il a un rôle diversifié, humain et technique. Il gère son commissariat, c’est l’échelon le plus élevé. À Clichy, il y a une centaine de fonctionnaires de police. Il assure la sécurité publique. Il est autorité civile et officier du ministère public pour les contraventions des 4 premières classes. Je m’occupe aussi des relations avec les élus et les partenaires, le suivi des affaires judicaires.

 

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En tant que femme, est-ce difficile de s’imposer ?
Aujourd’hui une femme commissaire c’est largement admis. Surtout en région parisienne où ce sont plutôt des jeunes policiers qui y sont affectés. L’école des commissaires est ouverte aux femmes depuis… 1974. C’est l’un des premiers corps de la Fonction publique ouverts aux femmes, on ne le sait pas assez.

Pourquoi avoir choisi de travailler dans un commissariat et plutôt que dans un autre service ?
J’aime l’ambiance d’un commissariat. C’est un lieu qui tourne 24h sur 24. Les missions sont diversifiées. Je peux, le matin, être en rendez-vous avec un élu, aider des victimes l’après-midi ou représenter le ministère au tribunal de proximité. Une journée type n’existe pas. Les policiers ont une vraie motivation pour le service public. Ils se mettent en danger pour les autres. Nous traitons la délinquance du quotidien.


Quels sont les points forts du commissariat de Clichy ?
J’y ai trouvé des policiers investis et dynamiques, une équipe soudée. De belles affaires ont été menées. C’est une ville diversifiée, en pleine évolution, très intéressante.

 

Quelles sont les qualités d’un bon commissaire ?
Être très équilibré ! Assez humble, disponible, tempéré car on est souvent sollicité. Et être courageux.

Comment se passent les échanges avec la Ville ?
Très bien. Je rencontre régulièrement Monsieur le Maire et les élus. Nous échangeons avec la police municipale. Il n’y a pas de barrages et c’est agréable de travailler dans ces conditions.


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