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Clichy se transforme : le bilan de mi-mandat de Rémi Muzeau

Actualité - Publiée le 06/03/2018

"Clichy rattrape enfin son retard et est enfin sur les rails de la modernité"

Voir l'image en grandPourquoi réaliser un bilan de mi-mandat ? 
Au bout de deux ans et demi, les Clichois ont le droit de savoir ce qui a été réalisé mais aussi ce qu’il reste à faire. À la fin de ce mandat tout ne sera pas terminé, mais au moins à présent la ville est sur les rails de la modernité. Les Clichois me disent que Clichy se transforme en bien et pour moi c’est le meilleur des encouragements.

 

Vous évoquiez au début de votre mandat la mauvaise gestion des finances de la ville. Qu'en est-il aujourd'hui ? 
Les emprunts toxiques étaient comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête des Clichois. Nous avons réglé ce problème dès la première année du mandat et poursuivi le désendettement, sans ralentir l’investissement bien au contraire.

 

Comment avez-vous améliorer les services publics aux Clichois ?
Il n’y avait pas eu d’investissement à Clichy depuis de trop nombreuses années. Il était primordial d’y remédier. Les équipements publics n’étaient pas suffisamment entretenus. Il suffit de voir l’état de l’éclairage public. Nous avons donc lancé un important plan d’investissement de 100 millions d’euros jusqu’à la fin du mandat. Il y avait aussi un manque flagrant de services publics de qualité. En ce qui concerne les équipements publics, dès que mon équipe a été élue, nous avons dressé un inventaire.
En matière d’éducation, nous avons fait en sorte qu’il n’y ait plus cette idée d’un enseignement au rabais à Clichy. Nous avons lancé une politique de rénovation des écoles pour accueillir les enfants dans de meilleures conditions. Deux nouvelles écoles ont été construites : Eiffel dans un quartier neuf et Victor Hugo, rue Foucault, dont le lieu était confisqué à mon arrivée. Pour la culture, nous avons ouvert la nouvelle médiathèque Jean d’Ormesson, de 1 500 m2, en attendant la future grande médiathèque de 3 500 m2 avec trois salles de cinéma, toujours dans le quartier Berges de Seine. Cela donnera à ce quartier une image plus positive. Du côté des équipements sportifs, la situation était tout aussi dramatique.
Les terrain de rugby et de football, l’éclairage et les vestiaires du stade Racine ont été refaits récemment.
Nous avons lancé la programmation de deux équipements importants : un complexe sportif et culturel de 2 500 places dans le quartier du Bac et un gymnase, impasse Barbier. Enfin, nous envisageons de transformer la piscine Gérard Durant en un centre aquatique avec un bassin extérieur. Dans le secteur culturel et social, le club Fanny va emménager dans un bâtiment neuf, rue Klock. Enfin, les seniors ne sont
pas oubliés. À Clichy, 17 % de la population a plus de 60 ans. Dans le parc de la Maison des associations nous leur bâtissons un espace salon de thé dans une verrière. Et j’insiste : tous ces projets sont lancés et
financés.



Peut-on dire que l'offre éducative se diversifie ? 

Des écoles indépendantes ont fait le choix de Clichy, comme l’école Montessori, installée aux Berges de Seine. De notre côté, nous sommes allés plus loin que les textes nous l’imposaient en déployant des ATSEM en moyenne section de maternelle. Nous développons aussi le soutien scolaire pour les élèves clichois. La construction d’un groupe scolaire privé va démarrer dans les prochaines semaines.



Qu'avez-vous fait pour améliorer la propreté dans la ville ? 

La propreté était l’un des grands enjeux du mandat. Il s’est avéré que les moyens humains, pour être au niveau, n’étaient pas suffisants. Les services municipaux ont été réaffectés dans le centre-ville et le reste de la commune confié à une entreprise privée. Cela a engendré des coûts supplémentaires, ce qui nous a conduits à mettre en place la taxe de balayage. Tout le monde ne l’apprécie pas forcément, je peux le comprendre. Il faut continuer à sensibiliser les habitants. Surtout, cette taxe s’applique aussi aux entreprises qui en paient plus de 60 %.


L’éclairage public et le chauffage urbain étaient deux dossier sensibles. Où en est-on ? 

Des quartiers entiers de Clichy sont plongés dans le noir, du fait d’un défaut d’entretien ces dernières décennies. J’ai donc pris les choses en main en lançant un contrat de performance énergétique. L’éclairage public va être refait et il sera source d’économie grâce à la technologie LED. De plus, les mats des lampadaires seront équipés de capteurs pour que Clichy devienne à terme une Smart City. C’est un projet à 10 millions d’euros sur plusieurs années, qui va porter Clichy au niveau des autres villes du département.

 

Autre objectif de votre élection, proposer une vraie policie municipale ...


À mon arrivée, nous avions moins de 20 agents qui n’étaient pas armés et terminaient leurs missions à 19h. Aujourd’hui nous avons une véritable police municipale forte de 40 agents armés qui sortent jour et nuit, avec des moyens accrus comme le poste mobile avancé et les brigades cynophiles. Les premiers chiffres sont clairs, il y a une baisse globale des incivilités. Cette présence policière est rassurante et les résultats probants.

 

Vous menez une politique dynamique en matière de commerce, avec quels outils ? 

Les boutiques fermaient les unes après les autres. Nous avons étendu le périmètre de préemption. Il n’y avait pas de poissonnerie à Clichy. Aujourd’hui, elle existe. De grands groupes comme Éric Kayser, le célèbre boulanger, s’installent. Pour les restaurants, nous avons autorisé près de 30 terrasses et nous avons mis en place une charte des devantures. Nous faisons en sorte que les commerces qui s’installent soient ceux attendus par la population. Nous avons aussi créé un nouveau marché d’après-midi dans le quartier des Berges de Seine.

 

Au 1er janvier, toutes les villes ont dû reconsidérer leur de stationnement 

J’ai voulu privilégier les Clichois. Ils peuvent maintenant stationner pour un euro par jour. Nous n’avons à Clichy qu’un parking public sous l’Hôtel de Ville, un deuxième parc de stationnement est en construction porte Pouchet et nous avons le projet d’un troisième parking sous les allées Gambetta, soit une augmentation de 200 % du nombre de places. À titre de comparaison, pour le même nombre d’habitants, il y a 23 parkings à Levallois contre 1 seul à Clichy.

 

Les Clichois attendent la création en urgence d'un accès au périphérique. Comment avance le dossier ? 

Je le défends auprès de l’État avec force et conviction, aux côtés du Conseil départemental des Hauts-de- Seine et de la mairie du XVIIe. Nous avons bon espoir.

 

Voir l'image en grandPourquoi est-il si important pour une ville de ne pas vivre en autarcie ? 

C’est un gage de développement pour Clichy. Je suis conseiller départemental et avec le Département nous avons signé un contrat de développement. Cela n’existait pas avant. Ce sont des financements importants. Par exemple l’aménagement de la RD 1  en 2 x 2 voies était bloqué depuis des années. Il sera achevé en 2020. Même chose pour la place des Nations unies qui deviendra une porte d’entrée digne. Autre exemple, le boulevard de la Liberté, que nous souhaitons entre Clichy et Saint-Ouen. Le Département est maître d’oeuvre de ces dossiers, comme la Région qui a financé la médiathèque à hauteur de 60 %. C’est la même logique pour le logement social. Nous avons fusionné Clichy Habitat avec Hauts-de-Seine Habitat. Par exemple, la rénovation de la résidence des Droits de l’Homme, pour près de 3 millions d’euros, ne coûtera rien à la Ville. Si les départements disparaissent, ce ne sera pas une bonne nouvelle pour une ville comme la nôtre.

 

Clichy connaît un nouvel élan en matière de construction. Quelle est votre vision de l'urbanisme ? 


Clichy est passée à côté de la croissance de la première couronne parisienne. Des communes telles qu’Issy-les-Moulineaux ou Boulogne en ont profité, mais pas Clichy. Nous avions pourtant le même potentiel que ces villes, mais il fallait le valoriser. D’autres choix politiques ont été faits. Aujourd’hui Clichy rattrape son retard. Mais les promoteurs ne peuvent pas faire n’importe quoi, ils sont suivis. Clichy doit conserver une uniformité architecturale. Quand on aménage, il faut regarder un quartier dans sa globalité. En matière d’urbanisme, il ne faut pas se tromper, on peut changer complètement la vie des gens en positif comme en négatif. C’est pour cela qu’il faut que ce soit le Maire qui s’occupe de l’urbanisme.

 

Voir l'image en grandUn exemple de cet élan ? 

La Maison du Peuple était un dossier à l’abandon depuis trente ans. Il y a eu l’appel à projets « Inventons la Métropole du Grand Paris ». J’ai proposé notre candidature et je ne me suis pas trompé. Le projet retenu sera dirigé par le grand architecte Rudy Ricciotti. La Maison du Peuple conservera son identité, et surtout accueillera une annexe du Centre Pompidou et des logements. Tout cela redonnera vie à ce quartier. Clichy sera visible de loin. C’est un symbole du retour au premier plan de notre ville, qui sera à n’en pas douter l’une des plus dynamiques de la région pendant les dix prochaines années.

 

Clichy est sur la bonne voie ? 

Oui, Clichy en deux ans et demi est redevenue attractive et séduisante à tout point de vue. Les effets de nos actions commencent à se voir. Cela me donne l’énergie pour poursuivre cette transformation passionnante au bénéfice premier des Clichois.

 

 

 


Voir aussi : Clichy se transforme


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