Le portrait d'Ashley Fitoussi

Le portrait d'Ashley Fitoussi

Actualité - Publié le 13 mars 2019
Avec ses 27 000 « followers » sur Instagram, la jeune Clichoise, bloggeuse et styliste, s’est frayée un chemin dans le monde de la mode.

Ashley n’a jamais rêvé d’autre chose. Depuis ses plus jeunes années c’est dans le taffetas et la soie qu’elle souhaitait se réaliser. Un choix un peu coton qu’elle a pourtant mené, du haut de ses 28 ans, avec brio. « Après ma scolarité à Clichy, j’ai fait un BTS communication, car je savais que la maîtrise de cette compétence était importante ». D’abord portée sur les métiers de styliste et rédactrice pour les magazines de mode, la jeune femme a choisi d’entrer, après une formation dans le conseil en image, dans une de ces écoles de mode, graal de tout CV. « Mais elles étaient très chères. J’ai donc travaillé dans la restauration et pris un crédit que je rembourse toujours. »
Un choix qui en valait la peine, car aujourd’hui, Ashley arrive à vivre de sa passion. « J’ai travaillé aux États-Unis. Là-bas, quand on veut faire quelque chose, peu importe les études, c’est surtout l’envie qui compte. C’est très inspirant. » Elle a également collaboré à la revue QP pour laquelle elle réalisait des shopping guide et travaillé dans une grande enseigne et fait un stage pour habiller les chroniqueurs de l’émission Touche pas à mon poste. En parallèle, elle a monté son blog, lapetitestyliste.com, qui lui sert de « carte de visite ». Elle y exprime ses coups de coeur, sa vision de la mode et de la beauté. « C’est un véritable travail puisqu’il faut penser et planifier, gérer les partenariats, organiser les shooting… ».
Aujourd’hui, Ashley gagne sa vie avec son blog, de ses missions de conseillère en image et personal shoppeuse et de collaborations. « Je m’accomplis et surtout, je fais tout pour y arriver. »

Voir l'image en grandSi elle voit la mode comme une véritable façon de s’exprimer, elle est consciente des vicissitudes du métier, notamment concernant les femmes. Elle regrette surtout qu’elles soient tant critiques envers elles-mêmes. « La mode a sa part de responsabilité, surtout au niveau du physique, où on exige aujourd’hui, pour être considérée comme belle, d’avoir des formes mais la taille fine… sans Photoshop c’est compliqué ! Il en résulte beaucoup de mal-être et c’est dommage car la mode n’est pas sensée engendrer cela, c’est ce qui me révolte le plus. Et cela crée des situations où finalement les femmes deviennent très dures les unes envers les autres. Je pense qu’il faut également qu’on arrête les clichés. Parce que je suis une femme et que j’aime la mode, je serais forcément une personne superficielle ? » Pour y arriver, Ashley croit au travail. « Il ne faut pas lâcher et se dire que quand on veut, on peut. Et ne pas hésiter à viser haut ! J’aime à croire qu’on est libre de son destin et qu’il n’existe pas de déterminisme, même si c’est dur. »
Si la création ne l’inspirait pas au départ, Ashley se donne 5 ans pour créer sa propre marque de vêtements. « Mais j’ai encore beaucoup de rêves, je n’ai pas fini, le chemin est encore long », sourit-elle. Car le temps défile, lui aussi.