Nawell Madani, marraine de la 5e édition de La Clichoise

Nawell Madani, marraine de la 5e édition de La Clichoise

Santé - Publié le 1 octobre 2019
L’humoriste-actrice-réalisatrice Nawell Madani sera la marraine de cette 5e édition.Nous l’avons rencontrée. L'occasion également de faire le point sur son projet pour les jeunes.

Clichy actus : Pourquoi avoir accepté d’être la marraine de cette édition ?

Nawell Madani : On sait qu’aujourd’hui, 1 femme sur 8 sera touchée par ce fléau du cancer du sein qui détient le triste palmarès d’être le 1er cancer féminin. On sait aussi que la prévention et les traitements précoces représentent les espoirs de sauver celles qui en sont atteintes et pour qui cette maladie peut n’être qu’un « mauvais passage ». Alors oui, il faut se mobiliser à l’occasion d’Octobre rose pour que les femmes, jeunes, moins jeunes, n’oublient pas que seul le dépistage peut les rassurer et leur permettre d’éviter le pire.

C. a. : Pourquoi la cause de la lutte contre le cancer du sein vous tient-elle à coeur ?

N. M. : Le cancer est un désastre, je ne vous apprends rien. J’ai perdu l’une de mes meilleures amies d’un cancer du sein il y a quelques mois… Et j’imagine que vous connaissez tous une femme, de près ou de loin – une tante, une amie ou une mère, une cousine - qui traverse ou qui a traversé ce tsunami. La détection précoce, c’est 99% de guérison du cancer du sein !

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C. a. : En quoi cela est-il important, quand on est un personnage public, de soutenir ce genre d’événement ?

N. M. : Il s’agit de nous toutes, au-delà des nationalités, des religions, des classes sociales, du niveau
de culture. Et le rire ne sauve pas du cancer. Alors aujourd’hui, en m’associant à Octobre rose pour ses
25 ans, je prends une nouvelle arme pour m’adresser à vous : celle de la coalition contre le cancer, parce que j’ai sans doute la chance d’être, peut-être, entendue par ceux qui me suivent, ceux qui rient avec moi. Aujourd’hui, ensemble, à nouveau, faisons un maximum de bruit pour la prévention qui entre en scène chaque mois d’octobre pour rappeler de ne pas oublier, et pour en finir enfin avec le cancer du sein !

C. a. : Allez-vous participer à la course ?

N. M. : Oui bien sûr, j’ai invité mes amis à se joindre à la course et même ma maman vient !

C. a. : Vous nous aviez parlé de votre désir de créer une école de stand-up au travers de votre association Performing Art Camp, à Clichy. Où en êtes-vous de vous de ce projet ?

N. M. : Nous devrions pouvoir ouvrir courant novembre, dans les locaux de l’ancien conservatoire, près du théâtre Rutebeuf. Elle impliquera des enseignants de renom ainsi que des professionnels du milieu artistique clichois, car la Ville regorge de talents. Je souhaite proposer des événements artistiques, en permettant aux élèves d’investir les scènes clichoises.
L’objectif est de proposer des cours de stand-up mais aussi d’autres disciplines comme l’écriture de scénario, le théâtre, le jeu « face cam ‘ », comment devenir influenceur, l’impro, la danse, l’apprentissage de texte, etc. En fait, je souhaite reproduire ce que j’ai pu expérimenter aux États-Unis. Là-bas, les disciplines s’entremêlent, on compartimente moins les choses. Les apprentis acteurs apprennent à chanter, à danser, à écrire, on cherche à être le plus complet possible. C’est cette pluridisciplinarité que je souhaite proposer. Nous voulons délivrer un diplôme reconnu à l’issue des formations. Ce qui ferait de nous non seulement la première école qui forme au stand-up, mais aussi la première école d’humour diplômante.