"Bons taxis" et "bons d'hébergement": un nouveau dispositif pour les victimes de violences conjugales

"Bons taxis" et "bons d'hébergement": un nouveau dispositif pour les victimes de violences conjugales

Solidarité - Publié le 25 novembre 2019
Signature convention Bons taxis violence faites aux femmes
En cette journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le CCAS de Clichy et l'État ont signé une convention afin d'aider les femmes victimes de violences en leur proposant un transport gratuit pour faire constater leurs blessures ainsi que des nuits d'hôtel à titre exceptionnel.

Lorsqu'une victime vient au commissariat pour déposer plainte pour violences, qu'elles soient conjugales ou familiales, la police l'oriente vers l'Unité Médico-Judiciaire de Garches ou d'Argenteuil, pour faire constater ses blessures. Il s'agit d'une étape obligatoire à tout dépôt de plainte. Mais dans les faits, certaines victimes rencontrent des difficultés pour se rendre à l'UMJ.

Pour lever cette contrainte financière ou technique, une convention a été signée pour permettre une prise en charge de l'aller-retour entre Clichy et l'UMJ, qui sera désormais financée par le le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS). Ce trajet sera assuré par la compagnie de taxis G7, une entreprise clichoise.

De gauche à droite : Nicolas Rousselet, Président-Directeur Général du Groupe Rousselet, Rémi Muzeau, Maire de Clichy-La-Garenne, Pierre Soubelet, Préfet des Hauts de Seine et Bernard Bobrowska, Directeur Territorial de la Sécurité et de la Proximité

Prise en charge de nuits d’hôtel

Une seconde aide financière, sous la forme de bons d'hébergement, pourra être mobilisée par la Police Nationale afin de mettre à l’abri la victime en cas de danger. Jusqu’à trois nuits d’hôtel pourront être réglées par le CCAS dans ce cadre. Une attention particulière sera apportée en termes de confidentialité.

Ce dispositif s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la violence faites aux femmes et plus largement contre les violences conjugales, familiales, sexuelles et sexistes.

Une évaluation sera menée après les premières prises en charge, pour rendre ce dispositif d’urgence le plus efficace possible.