Le service civique volontaire, un dispositif "gagnant - gagnant" pour les associations

Le service civique volontaire, un dispositif "gagnant - gagnant" pour les associations

Vie associative - Publié le 17 janvier 2020
Il existe un mécanisme méconnu pour permettre aux associations de bénéficier d'un soutien d'encadrement supplémentaire : le service civique volontaire

Abdou-Akim Lô a 22 ans. Depuis le mois d’octobre, il est volontaire en service civique au sein de l’association Clichy Judo 92. Son service va durer neuf mois. « Je suis là pour apporter une aide au club. C’est un acte citoyen. Je suis au contact des familles et des professeurs », explique celui qui est 1er dan de judo et déjà adhérent du club. Jusqu’à présent, Abdou-Akim donnait de son temps bénévolement. Aujourd’hui ce temps est rémunéré et légalisé par un contrat. Le judoka est disponible 24 heures par semaine pour le club. Il perçoit 865 € par mois, payés en grande partie par la Ligue de l’enseignement et l’Ufolep (Union Française des Œuvres Laïques d'Éducation Physique), fédération agréée par le ministère des Sports.

Dans le dojo du gymnase Van Gogh, 30 enfants sont en attente de leur cours dispensé par Cyril Magnien. Abdou-Akim est à ses côtés pour répéter les gestes et répondre aux questionnements des enfants et des parents : « C’est un vrai relais. Il est très pédagogue et cela se passe vraiment bien. C’est un élément très engagé. Il ne remplace pas un salarié, c’est un plus », souligne Cyril, tuteur d’Abdou-Akim. « Une personne en plus, cela décuple les moyens. Je suis parfois le judoka cobaye pour expliquer les bons mouvements. Et je peux poursuivre mes études tout en étant rémunéré », souligne Abdou-Akim, étudiant en master informatique.


Un engagement indispensable

Pour le club, l’intérêt est double : bénéficier d’un soutien supplémentaire et un coût mensuel réduit (l’association verse 75 € mensuels au jeune en service civique). En contrepartie, cela demande un vrai engagement du tuteur : « Cela prend du temps pour remplir le dossier. J’assiste à une réunion une fois par trimestre avec les autres tuteurs des Hauts-de- Seine pour échanger sur nos bonnes pratiques. Cela ne peut vraiment bien fonctionner que si le tuteur et le jeune volontaire sont en adéquation. Mon rôle est de l’accompagner au mieux », poursuit Cyril.

L’association a fait appel, pour la première fois, au service civique volontaire. Le bilan est positif : « Cela demande un vrai engagement de la part du club et du jeune. Tout le monde peut gagner quelque chose dans ce dispositif », concluent Cyril et Abdou-Akim.

Localisation