Violences familiales en période de confinement : quelles mesures ?

Violences familiales en période de confinement : quelles mesures ?

Sécurité - Publié le 3 avril 2020
Stop violence
Depuis le début du confinement instauré le 17 mars pour lutter contre la propagation du Covid-19, le nombre d’interventions des forces de l’ordre pour violences intrafamiliales a augmenté de 32% en France selon le ministère de l'Intérieur.

Alice Le Moal, conseillère municipale déléguée aux Affaires de la commune relevant des relations avec le Département, des projets culturels avec la jeunesse et des droits des femmes et conseillère départementale des Hauts-de-Seine, fait le point sur ces mesures.

Pour lutter contre cette hausse inquiétante, le gouvernement a mis en place un dispositif d’alerte et renforcé les mesures existantes pour protéger les victimes. Quelles sont ces mesures ?

On le sait, le confinement imposé pour endiguer l’épidémie de coronavirus peut, dans certains foyers, être un terreau propice aux violences conjugales.

Le gouvernement a donc mis en place un certain nombre de mesures pour permettre aux victimes d’être prises en charge rapidement.

Quelles protections pour les victimes ?

En plus des numéros utiles que sont le 17 (police) et le 3919 (Violence Femmes Infos), les victimes de violences conjugales ou familiales peuvent désormais :

  • Bénéficier de points d’accompagnements éphémères installés dans les centres commerciaux. Ces points sont installés dans des locaux permettant la confidentialité et le respect des mesures barrières.
    De nombreux points contacts sont déjà installés dans plusieurs centres commerciaux de la région parisienne : So Ouest à Levallois-Perret, Les 4 Temps à la Défense, Carré Sénart à Lieusaint, le Forum des Halles à Paris, ou les Ulis, et, dans le Nord, V2 à Valenciennes.

  • Contacter le 114 par SMS
    Les opérateurs contactés via ce SMS d’urgence préviendront ensuite les forces de l'ordre en leur transmettant les coordonnées de la victime. Ce numéro permet donc d’appeler au secours sans se faire entendre par l’auteur des violences.

  • Donner l’alerte dans une pharmacie qui informera instantanément les forces de l'ordre. Si le conjoint violent est présent dans l’officine, il suffit à la victime de dire “Masque 19” devant le pharmacien.

Si vous êtes témoin

En cette période de confinement, vous pouvez entendre chez vos voisins des bruits vous faisant comprendre qu’une femme et/ou des enfants sont en situation de détresse.

Malheureusement, les victimes n'ont pas toujours la possibilité de contacter elles-mêmes les forces de l'ordre en cas d'urgence ou les associations susceptibles de leur venir en aide.

Plus que jamais il faut se montrer solidaires et vigilants et ne pas hésiter à appeler le 17 pour signaler tout danger.

Et ensuite ? Le parcours judiciaire

Les conjoints violents sont placés en garde à vue, déférés devant le Procureur de la République, présentés en comparution immédiate et partent ensuite en détention provisoire si leur culpabilité est avérée.

Les permanences du juge aux affaires familiales sont maintenues. Celui-ci continue à délivrer des ordonnances de protection qui permettent de protéger les femmes victimes de violences conjugales. Même avec le ralentissement de l’activité judiciaire partout en France, des hommes violents sont jugés chaque semaine.

En période de confinement, de nombreux magistrats prononcent l’éviction du conjoint violent hors du domicile et ordonnent qu’ils soient relogés dans des hôtels actuellement vides.

Qui contacter à Clichy et dans le département ?


À Clichy, en lien direct avec le commissariat, le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) et les associations partenaires restent en alerte 7 jour sur 7.

  • Commissariat de police
    96 rue Martre
    L'accueil physique est fermé mais l'accueil téléphonique est maintenu : 01 55 46 94 00

  • CCAS
    90 bis rue Martre
    01 47 15 31 41

Les associations du département des Hauts-de-Seine restent joignables :

  • FVV2 (Femmes Victimes de Violences) : du lundi au vendredi de 9h30 à 17h30 au 01 47 91 48 44 (appel anonyme) à conserver ??

  • ADAVIP 92 (Association Départementale d’Aide aux Victimes d’Infractions Pénales) : du lundi au samedi de 9h30 à 18h au 01 47 21 66 66 ou par courriel à l’adresse suivante : adavip92@free.fr.
    En fonction de sa demande, la victime est orientée vers les juristes, psychologues ou assistantes sociales de l’association pour des entretiens et suivis téléphoniques.

  • AFED92 (Accueil Femmes en Difficultés) : du lundi au jeudi de 10h à 17h au 01 47 78 81 75 ou par courriel à l’adresse suivante : afed@wanadoo.fr

  • CIDFF Hauts-de-Seine nord (Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles) : du lundi au vendredi, de 10h à 18h au 01 71 06 35 50 et 06 23 88 80 74 ou par courriel à l’adresse suivante cidff92nord@gmail.com. Une psychologue peut également être contactée par courriel à l’adresse suivante : psychologue.cidffnanterre@gmail.com. Elle peut ensuite rappeler les personnes qui le souhaitent.

  • CIDFF Hauts-de-Seine sud (Centre d’information sur les Droits des Femmes et des Familles) : du lundi au jeudi 9h à12h puis de 14h à 17h et le vendredi 9h à 12h, au 07 68 41 45 15 ou par courriel à l’adresse suivante cidffclamart92@free.fr

  • Centre Flora Tristan : (Centre d’accueil et d’hébergement pour femmes victimes de violences conjugales)
    de 14 h à 17 h au 01 47 36 96 48

  • L’Escale Solidarité Femmes
    Depuis le 30 mars, l’association est joignable du lundi au vendredi de 9h30 à 17h30 au 01 47 33 09 53 ou par mail : lescale@lescale92.org

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