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Et si le bonheur était dans la copropriété ?

Vie citoyenne - Publié le 5 mai 2021
copropriété Clichy
En 2018, trois familles se sont installées, au même moment, rue Fernand Pelloutier. Les copropriétaires sont devenus amis. Solidarité et convivialité sont les maîtres mots de leur vie au quotidien.

Derrière le portail du 3, rue Fernand Pelloutier, à l’abri des regards, se cachent trois jolies maisons de ville aux briques rouges, symbole de l’histoire industrielle passée. En 2017, les locaux d’une ancienne menuiserie ont été transformés en habitation.

Ici vivent Marion, 66 ans, Magali, 33 ans et Hugo, 29 ans, parents de Romane, 20 mois et leur chien Magnum, Sté- phanie, 39 ans et Thibaut, 40 ans, qui comptent dans leur famille Margaux, 2 ans, et Émile, 5 ans.

copropriété rue PelloutierIls ont reconstitué une ambiance quasi familiale, entre soirées et indispensables coup de main. « Nous nous rendons des services, nous entraidons pour la garde d’enfants, faisons des apéros, fêtons les anniversaires, réceptionnons les colis, pouvons faire des courses communes, et nous échangeons aussi beaucoup » racontent-ils. Pour Marion, l’ancienne parisienne du 18e, « c’est de l’optimisation permanente. Ce sont comme des relations de frères et sœurs, il y a une vraie connivence ».

Les uns et les autres se souviennent de leurs premières rencontres sur le chantier. « Entre le moment où on a visité le site et celui où on s’est installé, il s’est passé un an. Nous avons commencé à échanger sur la copropriété et sur la ville dont nous avons aimé l’ambiance familiale et la multiculturalité qui y régnait ». Ils se rappellent aussi la première décision à prendre : la modification des barrières de leur jardin : « on voulait trouver quelque chose qui plaise à tout le monde ». Les bases de leur futur esprit de coopération étaient posées.

Une communauté de petits et grands moments

C’est une communauté de petits et grands moments. Quand Stéphanie a créé son entreprise autour du développement durable ou quand Magali a perdu son emploi, les « benjamines » ont pu compter sur l’expérience de vie de Marion, la retraitée. Les enfants des deux jeunes couples ont fini de rapprocher les familles. « Cela me rassure de les savoir à proximité », confie Stéphanie, enceinte de huit mois. « Nous sommes différents mais nous avons des valeurs communes, celles de la famille et nous aimons les bonnes choses, sommes épicuriens », rajoute Magali. « Nous sommes bien entre nous et nous sommes bien aussi chez nous. On sait déceler les limites, il y a beaucoup de respect », analyse Marion. « Nous vivons vraiment une jolie histoire », concluent ces copropriétaires décidément à contre-courant des pensées individualistes. Vivons fédérés, vivons heureux !

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