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Le 31 octobre, n'oubliez pas de changer d'heure !

Actualité - Publié le 29 septembre 2021
Dans la nuit du samedi 30 octobre au dimanche 31 octobre 2021, à trois heures du matin, les aiguilles sauteront en arrière d'une heure, repassant directement à deux heures et nous faisant artificiellement gagner une heure de sommeil.

Le saviez-vous ?

S'il vous semble aujourd'hui bien normal d'avoir 12 heures affichées sur votre montre c'est parce que la période révolutionnaire marque une césure avec les temps anciens : calendrier, poids et mesures viennent de cette idée mais saviez-vous que l’heure décimale a existé ?

C’est sous la Première République que cette idée vit le jour. Si l’harmonisation des longueurs, mesures et poids était une des demandes les plus fréquentes inscrites sur les cahiers de doléances de 1789, tel ne fut pas le cas pour l’heure.

C’est le décret du 4 frimaire an II (soit le 24 novembre 1793) sur « l’ère des français » qui a prévu la division de la journée en 10 heures chacune d’elles subdivisée en cent « minutes décimales » puis en « secondes décimales ». La journée est donc divisée en 10 heures de 100 minutes de 100 secondes.

Certains artisans horlogers commencèrent à produire des horloges reproduisant ce décompte, car, sous la Terreur, mieux valait montrer sa bonne volonté. Néanmoins, personne n’y adhéra et cela pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il y avait la nécessité de modifier les cadrans de toutes les horloges, pendules et montres existantes ainsi que les rouages internes des mécanismes qui étaient fabriqués à la main. La modification devenait matériellement et financièrement onéreuse. De plus, l’heure n’est pas une denrée marchande ; on donne l’heure, on ne la vend pas. Et finalement, le chiffre 10 n’est pas divisible par 4 sans un reste décimal. Le temps devenait compliqué.

L’idée fut donc abandonnée en 1795 car ni la Convention dans ses derniers mois, ni les Assemblées du Directoire et du Consulat ne l’ont adopté.

Ironie de l’histoire, cette idée de décimalisation du temps est restée dans l’esprit des scientifiques. Henri Poincaré tenta de nouveau l’expérience en 1897 sans succès.

C’est avec Taylor et l’industrie que la décimalisation s’impose définitivement avec les nouvelles technologies utilisant une base de temps (ordinateurs, technologies de la communication et de l’information).

Si l’envie vous dit de vouloir voir une de ces merveilles révolutionnaires, vous pouvez vous rendre au musée de la Révolution française qui expose une pendule décimale dorée ou aller au musée du Conservatoire des Arts et Métiers à Paris où en sont exposées une dizaine.

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