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L'orchestre symphonique de Clichy, un travail en harmonie

Evénements - Publié le 30 novembre 2021
Orchestre Symphonique
L’orchestre de la ville fera son retour en public après deux ans sans représentation, le dimanche 5 décembre à l’église Saint-Vincent-de-Paul. En coulisses, les musiciens travaillent et s’entraînent pour proposer le meilleur de leur art.

Dimanche 5 décembre, l’orchestre symphonique de Clichy revient sur l’estrade avec un concert à l’église Saint-Vincent-de-Paul, au profit du Téléthon. Il était temps : voilà deux ans que les musiciens de la ville se font discrets, leurs sorties habituelles annulées par la pandémie de Covid-19. Seuls quelques interventions en milieu scolaire et un concert « confiné » (une mosaïque de captures sonores, chacun chez soi) ont permis à la formation musicale de se faire entendre depuis 2019.

Mais ce silence sur la scène n’est pas une pause en coulisses. Tous les jeudis soir, la trentaine de musiciens s’entraîne entre les murs de l’espace Henry-Miller, menée à la baguette par le chef Fabrice Caracciolo et organisée par la présidente Fabienne Somveille.


Répétition de l'orchestre symphoniqueVoir l'image en grand

Du premier mouvement...

Le cycle de travail commence en janvier. En accord avec le service Culture de la ville, la présidente de l’association fait des propositions de dates et lieux de concerts. Elle contacte les propriétaires des espaces, arrange les détails et prépare les livrets. Sur une année sans accrocs, trois concerts sont organisés.

Des représentations ont également lieu, comme lors de la Saint-Cécile, patronne des musiciens. En parallèle, le chef d’orchestre sélectionne les prochains morceaux à travailler.
« Tout d’abord, je dois trouver une œuvre qui s’adapte aux effectifs de l’orchestre, explique-t-il. Je peux aussi retravailler un morceau pour l’adapter. J’analyse les partitions, je les annote. »

Il ne s’agit pas juste d’harmoniser la musique au nombre de musiciens disponibles ; l’interprétation est aussi une affaire de sensibilité artistique. « Je tiens compte de la vie du compositeur. En décembre, nous allons jouer la 5e symphonie de Beethoven. Je me suis intéressé à sa vie : pourquoi a-t-il créé cette symphonie ? Que voulait-il nous dire ? Que signifient les différents passages, joyeux ou sombres ? ». Ces considérations guident le travail du chef d’orchestre. Bien que les partitions forment un cadre strict, une place est laissée à la subjectivité. Le chef peut ainsi décider de jouer plus plus vite ou lentement en fonction du lieu, fort ou doucement ; d’apporter sa propre touche.

Répétition de l'orchestre symphoniqueVoir l'image en grand


…Jusqu'au final

C’est alors que le reste de l’orchestre entre en scène. Des mois durant, les musiciens s’entraînent chez eux et répètent ensemble une fois par semaine. Grâce au travail en commun, chacun progresse dans son art. « C’est très différent de jouer seul et de se confronter au groupe.
La première fois, mêlé aux autres, on ne s’entend plus jouer ! » raconte Fabienne Somveille, également violoniste. Fabrice Caracciolo, également professeur de musique en collège, prend alors un rôle plus pédagogique. « Nous sommes là comme relais du conservatoire. Après des études musicales poussées, il faut entretenir les acquis techniques. Comme avec mes élèves, je propose un programme équilibré et cohérent, qui peut faire progresser chacun. » Car l’orchestre mélange musiciens amateurs et professionnels, jeunes et vétérans.

Des professionnels sont parfois engagés le temps d’une saison, pour compléter les pupitres. Lisser les différences entre tous fait partie des enjeux.
À l’approche d’une représentation, les préparatifs vont crescendo. L’assiduité est demandée, au risque de mettre le groupe en danger. Une ultime session de répétition a lieu un dimanche, aussi
studieuse que conviviale. « On partage quelque chose de très fort entre musiciens : travailler individuellement pour un résultat collectif. On est à mi-chemin entre l’association et la famille », évoque Fabienne Somveille.

Jusqu’au dernier moment, il faut s’adapter. Par exemple, l’acoustique résonnante d’une église n’est pas celle – plus brute – d’un auditorium, et l’interprétation du morceau doit changer en conséquence. Des mois de travail jusqu’à un point d’orgue : le concert. Le cycle recommence ensuite, pour le plaisir de jouer et d’écouter !


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