Depuis octobre, l’une des six bornes antimoustiques fonctionnait en test au parc Mozart. Les résultats ont convaincu les équipes comme les promeneurs. « même si on n’était pas en pleine saison des moustiques, le filet se remplissait régulièrement, preuve que le dispositif fonctionne bien », note Luc, du service Hygiène. Un constat qui a conforté la Ville dans le choix de cette solution innovante, déjà utilisée dans le sud de la France mais encore rare en Île-de-France.
Les bornes diffusent du CO₂ tiède imitant la respiration humaine. Attirés, les moustiques sont aspirés par un flux d’air et piégés dans un filet. Ce modèle — plus performant que les versions à CO₂ froid — a été orienté selon le vent et placé dans les zones sensibles comme les aires de jeux ou les secteurs ombragés appréciés des insectes. Au-delà de son efficacité, l’un des atouts majeurs du dispositif réside dans son intégration discrète dans le parc. Le choix d’un système fonctionnant sur batterie a permis d’éviter l’ouverture de tranchées ou la pose de câbles visibles.
Installées sur des dalles béton réalisées par le service technique puis mises en place par le service Hygiène, les bornes n’ont pas altéré les sols récemment réaménagés ni modifié l’esthétique du site. Une attention essentielle pour préserver le cadre agréable du parc Mozart.
Les premiers promeneurs saluent déjà l’initiative. Blandine, habituée du parc Mozart et rencontrée lors de l’installation, résume l’avis général : « C’est vraiment une très bonne idée ! » Les agents confirment que l’endroit le plus sensible du parc, à proximité de l’aire de jeux, est précisément celui où les premiers résultats se sont révélés les plus nets.
Avec l’activation de ces six bornes, un été plus tranquille se profile au parc Mozart, un progrès technologique discret, utile… et partagé. Mais la direction de l’Hygiène le rappelle : la lutte contre les moustiques ne pourra être pleinement efficace que si chacun participe. « Pour réduire durablement la présence des moustiques, chacun a un rôle à jouer : sans eau stagnante, pas de moustiques. Coupelles, vases, seaux, gouttières… quelques centimètres d’eau suffisent. Les Clichois doivent être attentifs et éliminer l’eau stagnante ! »