Afin d’accompagner au mieux les enfants sur les temps périscolaires, la Ville recrute régulièrement de nouveaux animateurs. Mais ici, pas de recrutement « par défaut » : chaque candidature est étudiée avec la plus grande rigueur. Piloté conjointement par les Ressources humaines et les équipes de l’Enfance, le processus comprend des vérifications administratives complètes et des contrôles systématiques auprès des services de l’État.
« Depuis octobre 2025 nous avons mis en place une campagne de recrutement organisée conjointement avec les Ressources humaines. Après une première sélection des différents CV, nous organisons des entretiens chaque jeudi. Ceux-ci ont lieu en présence d’un représentant RH et d’un responsable ALSH (accueil de loisirs sans hébergement). Cela permet d’identifier chez le candidat sa culture métier, et notamment sur la sécurité physique, affective et morale que nous devons apporter aux enfants ainsi que sa connaissance des éléments pédagogiques », explique Stéphane Grosjean, directeur du service Enfance.
Le service des Ressources humaines entame un ensemble de vérifications avant chaque prise de fonction. Il interroge notamment le casier judiciaire du candidat et l’absence d'antécédents graves via le Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV). Le service Enfance quant à lui vérifie par le biais de la plateforme TAM (le service Jeunesse et Sports de l'État), si un animateur n'a pas été interdit ou suspendu d’exercer avec des enfants dans une autre commune en France à la suite d'un problème. « D’après la réglementation du SDJES (Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports), nous devons employer 70 % d’animateurs ayant le BAFA. À Clichy, notamment sur les dispositifs des mercredis et des vacances scolaires, on va même au-delà. »
La collectivité mise aussi sur l’accompagnement et la formation.
Durant les premières semaines, le nouvel animateur n’est pas immédiatement laissé seul et sans outil sur le terrain. Entouré par les agents cadres et sous la coordination du responsable, il bénéficie d’un accompagnement pendant lequel lui sont présentées les notes de services comme la posture de l’animateur, les attitudes, les gestes à faire où à ne pas faire. « Nous prenons aussi ce temps pour notifier l’agent au sein de l’accueil où il va travailler via une téléprocédure auprès du service départemental. Cela permet de s’assurer que tout est en règle : identité, diplômes, casier judiciaire ». Au moindre doute, il est extrait.
« Des formations régulières (BAFA, inclusion, sécurité) viennent aussi renforcer leurs compétences tout au long de leur parcours. » La Ville propose aussi aux 16-25 ans de prendre en charge une partie du coût financier de leur BAFA. En rejoignant les équipes périscolaires, les futurs animateurs intègrent ainsi un cadre structurant, exigeant et profondément engagé pour la protection de l’enfance. Une priorité qui guide chaque recrutement et chaque action sur le terrain.