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Lorsqu’un immeuble présente un danger au vu de sa solidité (affaissements des fondations, risque d’effondrement d’un escalier, garde-corps, balcon, toiture, plancher, chute de pierres…), pour la sécurité de ses occupants, des voisins ou des passants, le Maire peut engager une procédure de péril à l’encontre du propriétaire d’un logement ou du syndic de copropriété lorsque l’immeuble est en copropriété.
Une procédure de mise en sécurité doit être engagée lorsque l'immeuble (ou ses parties communes) présente un danger non immédiat.
Toute personne (occupant, voisin, passant...) ayant connaissance de faits révélant l'insécurité d'un immeuble doit avertir le maire de la commune. Ces faits doivent être signalés par tous moyens (appel téléphonique, courrier...).
Une procédure de mise en sécurité d'urgence doit être engagée lorsque l'immeuble (ou ses parties communes) présente un danger grave et actuel. Toute personne (occupant, voisin, passant...) ayant connaissance de faits révélant l'insécurité grave et actuelle d'un immeuble doit avertir le maire de la commune. Ces faits doivent être signalés par tous moyens (appel téléphonique, courrier…). Le maire qui a connaissance de tels faits peut de sa propre initiative engager une procédure de péril.
Le maire doit avertir par courrier le syndic de copropriété qu'une procédure de péril va être prise à son encontre, il doit saisir le tribunal administratif afin qu'un expert soit désigné dans les 24h pour constater ou non le péril imminent. À L'issue de ce constat, le rapport conclut soit à l'existence d'un péril imminent, soit à l'existence d'un péril non imminent.
Lorsqu’un propriétaire ne réalise pas les travaux prescrits dans le cadre d’une procédure de mise en sécurité, il s’expose à des sanctions pénales et financières prévues par le Code de la construction et de l’habitation.
En application de l’article L.511-22 du Code de la construction et de l’habitation, le refus délibéré et sans motif légitime d’exécuter les travaux ou mesures prescrits par un arrêté de mise en sécurité est puni d’une peine pouvant aller jusqu’à un 1 d’emprisonnement et 50 000 € d’amende.
Lorsque le propriétaire ne respecte pas une interdiction d’habiter, d’utiliser ou d’accéder aux lieux prononcée par l’autorité compétente, les sanctions sont aggravées : il encourt jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende.
Indépendamment des sanctions pénales, l’article L.511-15 du Code de la construction et de l’habitation prévoit qu’en cas de non-exécution des réparations, travaux ou mesures dans le délai fixé par l’arrêté, l’autorité compétente peut prononcer une astreinte administrative. Cette astreinte peut atteindre 1 000 € par jour de retard, dans la limite maximale de 50 000 €, jusqu’à l’exécution complète des prescriptions.